Le voyage peut être consommé comme n’importe quel bien: clic-clac, je capture dans mon appareil-photo un paysage, un temple et je fonce à toute vitesse dans mon bus climatisé vers le prochain site. J’ai vu donc j’ai vécu!
A mon sens et celui de beaucoup de routards; ce raisonnement est faux. On ne collectionne pas les pays; on s’en imprègne. C’est tout un peuple que l’on découvre avec son identité, son histoire, ses habitudes et puis la Terre elle-même. Pour que le back pack ait encore de belles années devant lui, il est essentiel de respecter les gens qui nous accueillent dans leurs pays.
Appelez cela comme vous voudrez, tourisme responsable, durable ou alternatif, la démarche reste la même. Sortir des sentiers battus pour aller voir ce qui se passe ailleurs, rencontrer ces gens qui sont comme nous mais différents et puis les richesses de notre mère Terre.
Le back pack est une aventure touristique, pas de doute, mais c’est aussi et surtout une aventure humaine: en découvrant le monde qui nous entoure c’est une part des autres et de nous même que nous découvrons.
” Eloge de l’énergie vagabonde
Il y a dans la capacité d’émerveillement l’un des secrets de l’énergie vitale. Quelques rares êtres réussissent à se maintenir en perpétuel état de reconnaissance devant le cours des choses. Ils développent corps et âme une capacité extrême de réception des signaux du monde. Ils regardent de toute leur âme, écoutent de tous leurs yeux, reçoivent de toute leur chair. Le monde leur saute au regard comme un enfant heureux vous sauterait au cou.”
Extrait d’un poème de Sylvain Tesson, routard etécrivain-poète…